Entrainement

LA FAUTE A LA MAL CHANCE

« La connaissance s’applique aux savoirs théoriques et techniques qui s’acquièrent par formation, expérience professionnelle ou extra-professionnelle. La compétence ajoute une dimension pratique, l’habileté de mise en œuvre des connaissances en une situation bien spécifique. »

Ces deux grandes catégories doivent être finement articulées lorsqu’on entraîne. C’est à dire, d’un coté, la connaissance est un élément bien nécessaire pour la prise de décision. D’un autre coté, la compétence pour l’intégration de concepts, contenus et modifications qu’on cherche à développer devient un travail complexe dans lequel nul peut assurer une réussite, sauf si l’entraineur cherche à favoriser l’obtention d’une adaptation à partir de la pose de contraintes sur l’organisme et l’individu dans sa globalité. Nous sommes inondés d’information, même celles-ci sont maquillés en solutions et surtout très tentantes car elles provoquent la sécrétion de la dopamine en vue de la « simplicité » apparente de sa mise en place. « Vu comme ça, ça parait simple » on entend sur le terrain, mais l’organisme (le cerveau, les commandes nerveuse, la gestion des émotions pendant la période d’apprentissage ou de stabilisation de la technique, etc) est une tache complexe pendant laquelle tous les éléments impliqués vont utiliser des stratégies motrices acquises pour construire une nouvelle avec en même temps qu’on doit modifier les qualités physiques pour supporter le nouveau patron de mouvement si un jour il est acquis ou pendant la période d’acquisition. Savoir se poser les bonnes questions nécessite un bagage de connaissances fondamentales et spécifiques avec un éventail de compétences bien consolidées. 

« Nous nous concentrons sur les connaissances tacites – le «savoir-faire» plutôt que le «savoir-quoi» – que nous avons souvent du mal à exprimer. Beaucoup de connaissances commencent comme des connaissances tacites. Une bonne partie est finalement codifiée en connaissances explicites, bien que toutes les connaissances représentent finalement un mélange de connaissances explicites et tacites, car toutes les connaissances tacites ne sont pas codifiables. Imaginez enseigner à quelqu’un comment faire du vélo – quelque chose que vous apprenez en faisant, plutôt qu’en lisant un ensemble d’instructions. Ce n’est pas une tâche du cerveau gauche. Ou imaginez essayer de pratiquer une chirurgie du cerveau après avoir lu tous les livres que vous pouvez trouver sur le sujet. Les livres sont les connaissances explicites qui vous disent quoi faire – ce qui est éminemment nécessaire – mais savoir comment effectuer ce type de chirurgie dépend de manière critique d’un processus d’apprentissage étendu dans lequel les connaissances tacites sont communiquées par l’observation et la participation à la périphérie de ces opérations. C’est toute la raison d’être de l’apprentissage, y compris la résidence médicale: apprendre en faisant sous tutelle. » Hagel III & al. 

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